7e péché – restaurant gastronomique – Bordeaux

 

Restaurant le 7e péché

Le 7ème péché

Nous avons connu ce restaurant à ses débuts il y a plus d’un an. Depuis le 7ème péché est reconnu par plusieurs guides et sa popularité est grandissante. La première expérience ayant été pour certains d’entre nous très bonne et pour d’autres plus mitigée nous avons voulu nous mettre d’accord sur cet établissement.

Nous prenons place dans ce cadre sobre et épuré, montrant la volonté de créer une ambiance intime avec une lumière tamisée et un fond musical branchouille. C’est dans le « petit salon » que nous sommes installés. Les fauteuils sont confortables et on se laisse aller à la paresse.  

Après un parcours attentif de la carte nous choisissons tous le menu à 49€ non par avarice mais parce qu’il nous semble être le plus intéressant, cceux à 39 et à 75 n’offrant pas de choix. Je précise que ce choix à un coût puisque des suppléments de 5€ grèvent un plat sur deux.

En apéritif nous choisissons de boire un sauternes – château Monteils – avec lequel on nous propose en mise en bouche une variation sur le Maki (foie gras, sole, rouget) accompagnée d’une sauce wasabi adoucie à la pomme de terre et d’une sauce soja maison. L’idée est bonne, la réalisation pêche un peu. Le riz est sec, ce qui rend le Maki cassant, et le goût n’est pas au rendez vous. Les sauces sont bonnes mais nous avons regretté le coté adouci.

Alors que nous attendons avec impatience notre premier plat une seconde mise en bouche nous est proposée : il s’agit cette fois d’une variation autour de la moule avec des carottes râpées, un espuma iodé et des épices raz el hanout ! Un superbe équilibre dont le chef peut s’enorgueillir tant pour le gout que la présentation !

Les deux entrées du menu sont amenées à table et nous constatons avec plaisir que la présentation est soignée. La première entrée est un bouillon coquillages et crustacés, saveur d’Asie, gambas en tartare et tempura. L’odeur du bouillon est à ravir et fait envie à ceux qui ont choisi le Risotto de cèpes et saint jacques poêlées, salade liquide, laitue infusée et bisque de corail (supplément 5€). Le second plat est en effet sans odeur

Le bouillon a le goût de l’odeur ! C’est un vrai délice, superbement relevé, très bien équilibré. Le Risotto, qui a « l’avantage » d’être plus copieux a l’inconvénient d’être mal assaisonné, est assez fade en bouche. On ne peut que le regretter car la texture, la présentation et l’idée sont bonnes.

Risotto du 7e péché

Homard du 7e péché

Les secondes entrées suivent rapidement. Pour les uns Œuf Ozen chapelure chinoise, Artichauts violets, coulis de truffe noir accompagné de truffe râpée (supplément 5€), pour les autres Foie gras poêlé, julienne de panais, céleri et poire, caramel au poivre noir, verjus. Personnellement le mariage œuf-truffe relève de la luxure, c’est un mélange quasi orgasmique. Et ici je n’ai pas été déçu. Le coulis de truffe noir est jouissif et l’œuf Ozen est parfaitement cuit – juste fondant à l’intérieur. Par contre le supplément de truffe râpée, à mon avis, n’apporte rien. Pour ce qui est du foie gras c’était bien équilibré, pas trop gras en bouche, la quantité était bien dosée et le caramel marquait une touche d’originalité.

Le plat principal se fait attendre. Le restaurant est plein et comme nous sommes arrivés un peu tôt nous sommes en décalage. Nous en profitons pour discuter de tout et de rien et d’écouter en commère les convives d’à côté qui sifflotent d’admiration quand les plats arrivent et qui après avoir bu deux bouteilles commencent à se lâcher…

Agneau du 7ème péché

Demi-homard, bisque en gelée, orge perlé, effeuillé de chou de Bruxelles et trompettes de la mort, sauce choron et côte d’agneau du Quercy à basse température, Millefeuille oriental, coulis de carotte et jus safrané sont les deux derniers mets salés du repas. Le homard était parfait. La sauce choron était proche du divin. La gelée était par contre sans grand intérêt. L’agneau était quant à lui bien cuit et le jus safrané – plus chère épice du monde – était bien relevé. Le millefeuille était quelque peu décevant par manque de saveur.

Les desserts – ultime gourmandise – se font attendre eux aussi. Mais on est toujours prêt à patienter pour finir en beauté. Nous avions commandés les trois desserts du menu : textures et chocolat Valrhona, manjari et ivoire, sorbet passion – rêve de mangue, quelques touches de coco et Figue pochée et espuma vanille sorbet pomme, tuile et biscuit cacao. Le premier était savoureux. Le sorbet bien réussi car assez crémeux. Le second était frais et agréable en bouche. Le dernier enfin fut surprenant au premier abord. L’espuma vanille avait un goût de fromage… Nous avons donc tous gouté cet espuma et avons de suite réalisé que le chef s’était trompé de siphon, un petit relâchement ? De la paresse ? Sans doute pas ! Il avait utilisé celui contenant la crème de vieux parmesan ! Le résultat était très, très, surprenant. Nous avons donc renvoyé le dessert. Point de colère mais beaucoup de compréhension. Après tout cela peut arriver même si c’est la première fois que nous voyons une telle erreur. La maitresse de maison s’étant confondue en excuses nous ne lui en tiendrons pas rigueur.

Après discussion nous sommes donc tous tombés d’accord sur les qualités indéniables du 7ème péché, tant au niveau du service que de la cuisine. Nous émettons cependant une petite réserve car si les idées sont bonnes, le goût de certains accompagnements est parfois en berne. Il ne faut cependant pas généraliser car dans l’ensemble nous avons beaucoup apprécié le repas et les saveurs proposés. Nous ne pouvons que conseiller cette adresse qui est un vrai restaurant gastronomique qui entend proposer des mets raffinés à des prix relativement intéressants.

Informations pratiques :

Adresse : 35 cours de Verdun
Téléphone : 05.56.06.42.16
Site web :  http://7peche.fr/ (attention le site n’est pas à jour)
Prix (à titre indicatif) : de 40€ à 80€ à la carte (hors boisson) et menu à 39€, 49€ et 75€ (pour le repas ci-dessus décrit, comptez avec les suppléments et le vin environ 70€ par personne)
Horaires : du Jeudi au Lundi de 19h30 à 21h30 – le dimanche midi – et le midi sur réservation pour plus de 7 personnes

 



C’Yusha – restaurant gastronomique – bordeaux

C'Yusha

Nous avons diné le vendredi 26 novembre 2010 au C’Yusha et nous avons pris le menu à 33€. Installés dans la salle, nous avons pu profiter d’un cadre agréable en pierre avec quelques peintures contemporaines et une cuisine ouverte qui permet de voir le chef – Pierrick Celibert – à l’œuvre. Service gastronomique, nous avons eu droit à un petit apéritif (cannelé salé, grenier médocain, et une autre petite chose dont j’ai oublié le nom) pour accompagner une bière à la myrtille et un verre de sauternes (ils ne proposent pas de « cocktail maison »).

Ensuite une mise en bouche nous a été proposée : une émulsion de champignon (cèpe je crois) et un churros aux trompettes de la mort. C’était excellent, très fin, savoureux.

Vint ensuite l’entrée : « Crumble de châtaigne/muscovado, courge butternut du père Alex sur un sablé au cèpe, pâte de foie gras/kumquat, Carmine au vinaigre de cidre de Mr Agnès ». Nous étions un peu désorientés car si tout était bon il y avait beaucoup – trop ? - de saveur (au moins 8 différentes) ce  qui rend difficile pour nos palais de profiter de l’ensemble. La conséquence de ce mélange, bien réalisé pour chaque composition, est peut être un manque d’unité car même si la volonté de présenter des agrumes peu courantes servait de fil rouge, j’ai eu l’impression qu’il manquait un lien.. De plus j’émets une réserve sur le mariage foie gras – kumquat, car l’agrume l’emporte complètement, à mon avis, sur le foie gras.

Pour ce qui est du plat j’ai pris « L’agneau de la maison Campet Kefta à la coriandre, lichette d’agneau sur un Quinoa au citron, pulpe de pruneaux à l’huile d’argan ». C’était vraiment très bon. Et là rien à dire. Les saveurs étaient bien dosées, c’était très fin, agréable en bouche, fondant… On ne peut regretter qu’une chose : qu’il n’y en ait pas eu un peu plus ! Mon amie avait choisi le « carnaroli (=risotto) aux noix de pétoncles, parmiggiano reggiano, émulsion au yuzu » qu’elle a trouvait très bien préparé. Il était onctueux sans être écœurant. Les pétoncles étaient parfaitement cuites. Et le mariage des deux fut réussi.

Sur le plat j’avais demandé un verre de vin rouge, ce qui m’a été servi. Celui-ci cependant était passé, ce que j’ai signalé. Il m’a été immédiatement changé sans pinaillage. Au passage je tiens à préciser qu’il n’y a pas un grand choix en matière de vin au verre, et si tous sont au même niveau que le rouge qui m’a été servi, je dirai que ceux-ci ne sont pas de très bonne qualité, ce qui est dommage car la cuisine l’est.

Nous a ensuite été présenté une « douceur insolite » qui était une émulsion de plante aux vertus digestives, proches de l’ortie, et dont j’ai oublié le nom. Le goût était intéressant et rafraichissant, ce qui tombait à point nommé avant le dessert.

Enfin le dessert - « Kub’or exotique, pulpe de pithaya pourpre glacée » – était original mais un peu écœurant sur la fin – en même temps je ne suis pas un grand fan du chocolat au lait. Les mignardises étaient elles aussi très bonnes.

Pour finir ce commentaire, presque exégétique, je soulignerai l’effort de présentation fait pour tous les mets proposés, allant jusqu’à l’excellent pain fait maison !

Pour conclure, définitivement je dirais que la soirée fut pour nous une réussite. A titre indicatif il faut compter environ 45 euros par personne pour un tel repas (tout compris)

Informations pratiques :

Adresse : 9 rue Ausone, 33000 Bordeaux

Tel : 05 56 69 89 70

Site Web :  http://www.cyusha.com/

Horaires : du mardi au samedi de 12h à 14h et de 19h30 à 22h
Prix :

  • A la carte (entrée + plat + dessert) 44 - 50 €
  • Menu 33 € – Menu déjeuner 19 € (Entrée + plat + dessert. Servi uniquement du mardi au vendredi le midi, sauf jours fériés.)


Le Saint James – restaurant gastronomique – Bouliac

Le Saint James - restaurant gastronomique - Bouliac dans Restaurants gastronomiques

Le saint James fait sans aucun doute partie des institutions gastronomiques de la région bordelaise – peut être même françaises. Fort de deux étoiles aux Michelin le chef, Michel Portos, dispose en effet d’une réputation désormais bien assise.

C’est pourquoi nous avons choisi pour fêter un anniversaire ce restaurant, le samedi 28 novembre 2010.

Nous arrivons vers 20h30. Le choix nous est offert de prendre l’apéritif au bar ou à table. Nous décidons d’opter pour le salon et prenons une bouteille de Ruinart rosé – à défaut d’un Gosset qui ne figurait pas à la carte. Servi à bonne température, nous profitons de ce nectar dans un cadre contemporain meublé de créations design de Mis van Der Rohe, de Sottsass, etc. Les amuses bouches proposés sont assez variés : moule de bouchot avec betterave tigrée, blanc manger au fenouil, petit cake et gelée au raisin blanc. Mis à part ce dernier qui est à vrai dire était insipide, ces petites gourmandises salées furent agréables en bouche et nous ouvrèrent l’appétit. Pendant ce moment de plaisir nous « étudions » la carte et décidons de ne pas prendre le menu qui nous semble un peu restrictif. Nous choisissons donc à la carte chacun une entrée, un plat et un dessert et nous demandons au sommelier de nous proposer du vin au verre sur chaque plat.

Invités à passer à table nous longeons les longs couloirs de cet immense bâtiment conçu par Jean Nouvelle pour nous rendre dans la salle du restaurant de laquelle on peut observer les lumières de la ville de bordeaux. La lumière est tamisée et juste dosée pour créer une ambiance feutrée. Une fois installé confortablement on peut éprouver le service qui se fait rapide et précis. Le vin est servi – Puligny-Montrachet pour les uns, jurançon pour les autres.

Et le repas commence ! La mise en bouche est excellente (crevette, pomme de terre et oignon rouge).  Vinrent ensuite les entrées, servi dans un contenant couvert par ce qui nous servira d’assiette à pain. Le plat est ainsi tenu chaud et la surprise de la présentation est ménagée. Nous découvrons avec intérêt les « anguilles en tronçon avec réduction de vin comme une matelote », « le foie gras en raviole et bouillon thaï accompagnés de légumes croquants » et  « les sardines double faces, caviar d’aquitaine ou citron jaune ». La présentation est recherchée et réussie (On se rend de suite compte des attaches méridionales et du goût pour l’Asie que peut avoir le chef). Les couleurs sont aguichantes et la disposition attirante. Surtout l’odeur est alléchante ! Nous attaquons donc avec appétit ces entrées qui nous paraissent bien savoureuses. Les anguilles sont parfaitement cuites, bien fermes et goutûes. La réduction de vin ne domine pas trop et reste un bon accompagnement. L’entrée avec le foie gras est un vrai délice. Très fin, légèrement acidulée, avec un peu de gingembre et des légumes vraiment croquants, c’est à tomber. Enfin les sardines doubles faces sont très originales, tant dans la présentation que dans le goût.

Nous avons donc vraiment aimé les entrées et nous attendons avec impatiente les plats qui sans trop tarder nous sont présentés. Cette fois il s’agit d’un « agneau de l’Aveyron accompagné d’une fricassée de crosnes-mousserons, de sucs d’agneaux déglacée, et d’un tandoori et curry minute », d’un « suprême de pigeon caramélisé avec un jus de carcasse thé myrtille, scorsonère et betterave» et d’ « une sole xxl désaretée, farcie à l’huître de Marennes et aux algues wakamé ». Encore une fois la présentation est très réussie. Par contre, et c’est un très mauvais point, les plats nous sont servis presque froid… Cependant tout était bon, raffiné, et si l’on peut dire élégant. La sole surtout était très originale. L’association huître-poisson est vraiment génial, intellectuellement et gustativement ! Le pigeon était très fondant, et l’accompagnement intéressant. L’association avec la betterave, si elle est bonne, est peut être un peu redondante dans les note douces et sucrées avec le  gout caramel du pigeon. L’agneau est délicieusement bien cuit. Juste croustillant à l’extérieur et fondant, tendre à l’intérieur. L’accompagnement, d’inspiration indienne, est très réussi, même si on se demande un peu ce qu’on mange.  – Vraiment dommage pour le manque de chaleur -

Enfin après un très bon pré-dessert (tuile, sorbet ananas, blanc manger et mousse coco,) viennent les douceurs de fin de repas. Les trois desserts de la carte sont présents sur la table : « Sphère chocolat, marmelade de banane et sorbet banane passion »,  « Poire Rochas Au vin rouge… Revisitée ! » et une « Variation autour du safran, crème glacée au thé noir ». Si la poire et la variation sont de beaux et bons desserts, celui au chocolat n’est hélas que beau. La présentation est vraiment extraordinaire, mais le goût n’est pas au rendez vous – trop écœurant et impossible de trouver la banane. Les mignardises rattraperont un peu cette déception.  Elles sont originales et vraiment délicieuses. Il y a trois verrines : l’une contenant un granité pomme-celeri, l’autre un semblant de marquise chocolat-thé et la dernière une espèce de crême catalane. Il y avait également, pour chaque convive un « sachet » contenant d’autres petites mignardises à consommer sur place ou chez soi (ce qui est une attention appréciable). Il y avait dans le paquet un canelé, un marcahemalo, un croquant au praliné, une patte de fruit, et un sablé au chocolat.

En ce qui concerne le service je dirais que c’était impeccable. Tout le monde est prévenant et précis. Seule ombre au tableau, une longue attente avant de pouvoir payer alors que la salle était vidée.

Après avoir profité de cette soirée, nous partons à minuit. Le repas aura donc duré 3h30. Pour une telle soirée, à titre indicatif, il faut compter en moyenne 150€ par personne. En prenant en compte toutes ces informations je conclurai donc en disant que j’ai passé une excellente soirée malgré quelques « couacs ».

Informations pratiques :

Tel : 05 57 97 06 00
Fax : 05 56 20 92 58

Adresse : 3, Place Camille Hosteins, 33270 Bouliac

Site web : http://www.saintjames-bouliac.com/fr/index.php

Horaires : Du mardi au samedi de 12:30 à 14:30 et  de 19:30 à 22:00

Prix :

  • A la carte (entrée + plat + dessert) 100 - 120 € (hors boisson)
  • Menu 75 - 95 €


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