Une nouvelle galerie d’art à Bordeaux

Bonjour !

Je m’écarte – un peu beaucoup – de l’objet de mon blog, mais j’ai découvert une nouvelle galerie d’art rue Fondaudège et je voulais faire partager l’information pour en faire la promotion, avec cette brève l’information, tant il semble méritant de se lancer dans une telle activité aujourd’hui.

Alors un coup de chapeau aux courageux qui ont ouvert la galerie Axiome, 15 rue Fondaudège, 33000 Bordeaux.

Voici leur site : http://galerie-axiome.com

et leur fb : https://www.facebook.com/axiomegalerie

Bon courage à eux !

 

Affiche Braem 2



El Asador – Restaurant Espagnol à Bordeaux !

El Asador est un restaurant espagnol qui en a l’air et la musique ! La salle est assez typique avec une décoration d’inspiration Sévillane. L’ambiance y est bon enfant et ça parle fort dans cet endroit haut en couleur !  D’ailleurs comme en Espagne la clientèle arrive relativement tard et le restaurant fait le plein aux alentours de 21h30-22h.

Il faut savoir que le restaurant est divisé en deux parties : une pour les tapas et l’autre pour le restaurant. La 1ère est composée d’un comptoir et de deux grandes tables où l’on mange à côté d’inconnus pour partager, non pas sa nourriture, mais un moment espagnol. La 2nde partie est le restaurant à proprement dit où les tables sont séparées et où l’on peut manger des tapas  gastronomiques et des plats traditionnels.

Il faut dire que les produits sont frais et qu’ils semblent tous cuisinés sur place (ce qui se fait de plus en plus rare dans les restaurants d’aujourd’hui…). Surtout il faut souligner que l’on y mange bien !

Les tapas traditionnels sont extrêmement copieux et pour 20 euros (apéritif, verre de vin, dix tapas et dessert) il nous semble que c’est extrêmement raisonnable. On pourra se régaler des croquettes aux fromages et à la morue, de la seiche, des empanadas, des chaussons au thon, de petits piments verts, etc.

Restaurant El Asador Bordeaux

Le restaurant est plus onéreux même si les produits sont de qualité. Vous aurez le choix à la carte entre plusieurs viandes (porc ibérique, agneau de lait, entrecôte), plusieurs poissons (seiche, calamars, paella) et des poissons selon l’arrivage. Deux menus vous seront proposés à 33 et 36€.

Voilà donc pour ce restaurant que j’ai découvert récemment, même s’il est installé depuis plus de 5ans sur les quais de Bordeaux. Une bonne adresse qui propose un petit moment de dépaysement à l’aide d’une cuisine typiquement espagnol. Sans doute le remplaçant de l’ancien haut lieu espagnol de bordeaux: los dos hermanos qui n’est plus, à regret, ce qu’il était.

Informations pratiques :

Adresse : 5 et 8 Quai de la Monnaie
Téléphone : 05 56 33 11 53
Site web :  www.restaurant-espagnol-bordeaux.com
Prix (à titre indicatif) : Menu tapas à 20€, Menus restaurants à 33 et 36€. Comptez bien 45€ pour manger à la carte avec du vin.



Sturia – le caviar aquitain – épicerie fine

En période de fêtes, et en dehors, vous pourriez avoir la curiosité de découvrir ou redécouvrir un produit extraordinaire : le caviar. Produit de luxe le caviar Russe et Irannien n’est hélas pas à la portée de toutes les bourses. Les oeufs d’esturgeon recueillis en Aquitaine sont justement moins onéreux et pourront peut être concilier vos envies et votre budget !

Caviar baeeri Bordeaux

Caviar sturia classique

Sturia est en effet la marque phare du premier producteur français de caviar, Sturgeon. Il est unanimement reconnu pour sa qualité et sa finesse. Et selon certains spécialistes il n’a rien à envier à ses illustres parents que sont le Béluga,  le Sevruga et l’Oscietre (l’Almas restant une catégorie hors norme), il est simplement différent. Alors pourquoi est il moins cher ? Simplement parcequ’il s’agit d’un caviar provenant d’esturgeon d’élevage ce qui permet de maximiser la production. C’est un esturgeon dit Baeeri (Acipenser Baerii pour être tout à fait exact), dont le goût se rapproche, a priori, de l’Oscietre. Il est élevé depuis 1989 dans notre région et a acquis depuis une renommé mondiale, rien de moins !

Philippe Etchebest (Hostellerie de Plaisance) est d’ailleurs  l’un des ambassadeurs de la marque mais d’autres chefs étoilés français, Pascal Nibaudeau du Pressoir d’argent par exemple, servent à leur table ce caviar.

Terrine Sturia

Terrine d'esturgeon Epices Par Philippe Etchebest

La Boutique implantée à Bordeaux propose en plus de ce met délicieux, des vodkas, des terrines, des rillettes et des services à caviar.

Vodka nuage sturia

"Vodka nuage"

Informations pratiques :

Adresse : 5 rue Martignac
Téléphone : 05.56.51.20.56
Site web :  www.caviar-sturia.com
Prix (à titre indicatif) : 29€ les 15g, 181€ les 100G, etc. On trouve dans la boutique aussi de la poutargue : 14€ les 100G, ou de la vodka : 27€ les 70 cl, ou encore des terrines d’esturgeons de P. Etchebest : 12,50 les 140g.



7e péché – restaurant gastronomique – Bordeaux

 

Restaurant le 7e péché

Le 7ème péché

Nous avons connu ce restaurant à ses débuts il y a plus d’un an. Depuis le 7ème péché est reconnu par plusieurs guides et sa popularité est grandissante. La première expérience ayant été pour certains d’entre nous très bonne et pour d’autres plus mitigée nous avons voulu nous mettre d’accord sur cet établissement.

Nous prenons place dans ce cadre sobre et épuré, montrant la volonté de créer une ambiance intime avec une lumière tamisée et un fond musical branchouille. C’est dans le « petit salon » que nous sommes installés. Les fauteuils sont confortables et on se laisse aller à la paresse.  

Après un parcours attentif de la carte nous choisissons tous le menu à 49€ non par avarice mais parce qu’il nous semble être le plus intéressant, cceux à 39 et à 75 n’offrant pas de choix. Je précise que ce choix à un coût puisque des suppléments de 5€ grèvent un plat sur deux.

En apéritif nous choisissons de boire un sauternes – château Monteils – avec lequel on nous propose en mise en bouche une variation sur le Maki (foie gras, sole, rouget) accompagnée d’une sauce wasabi adoucie à la pomme de terre et d’une sauce soja maison. L’idée est bonne, la réalisation pêche un peu. Le riz est sec, ce qui rend le Maki cassant, et le goût n’est pas au rendez vous. Les sauces sont bonnes mais nous avons regretté le coté adouci.

Alors que nous attendons avec impatience notre premier plat une seconde mise en bouche nous est proposée : il s’agit cette fois d’une variation autour de la moule avec des carottes râpées, un espuma iodé et des épices raz el hanout ! Un superbe équilibre dont le chef peut s’enorgueillir tant pour le gout que la présentation !

Les deux entrées du menu sont amenées à table et nous constatons avec plaisir que la présentation est soignée. La première entrée est un bouillon coquillages et crustacés, saveur d’Asie, gambas en tartare et tempura. L’odeur du bouillon est à ravir et fait envie à ceux qui ont choisi le Risotto de cèpes et saint jacques poêlées, salade liquide, laitue infusée et bisque de corail (supplément 5€). Le second plat est en effet sans odeur

Le bouillon a le goût de l’odeur ! C’est un vrai délice, superbement relevé, très bien équilibré. Le Risotto, qui a « l’avantage » d’être plus copieux a l’inconvénient d’être mal assaisonné, est assez fade en bouche. On ne peut que le regretter car la texture, la présentation et l’idée sont bonnes.

Risotto du 7e péché

Homard du 7e péché

Les secondes entrées suivent rapidement. Pour les uns Œuf Ozen chapelure chinoise, Artichauts violets, coulis de truffe noir accompagné de truffe râpée (supplément 5€), pour les autres Foie gras poêlé, julienne de panais, céleri et poire, caramel au poivre noir, verjus. Personnellement le mariage œuf-truffe relève de la luxure, c’est un mélange quasi orgasmique. Et ici je n’ai pas été déçu. Le coulis de truffe noir est jouissif et l’œuf Ozen est parfaitement cuit – juste fondant à l’intérieur. Par contre le supplément de truffe râpée, à mon avis, n’apporte rien. Pour ce qui est du foie gras c’était bien équilibré, pas trop gras en bouche, la quantité était bien dosée et le caramel marquait une touche d’originalité.

Le plat principal se fait attendre. Le restaurant est plein et comme nous sommes arrivés un peu tôt nous sommes en décalage. Nous en profitons pour discuter de tout et de rien et d’écouter en commère les convives d’à côté qui sifflotent d’admiration quand les plats arrivent et qui après avoir bu deux bouteilles commencent à se lâcher…

Agneau du 7ème péché

Demi-homard, bisque en gelée, orge perlé, effeuillé de chou de Bruxelles et trompettes de la mort, sauce choron et côte d’agneau du Quercy à basse température, Millefeuille oriental, coulis de carotte et jus safrané sont les deux derniers mets salés du repas. Le homard était parfait. La sauce choron était proche du divin. La gelée était par contre sans grand intérêt. L’agneau était quant à lui bien cuit et le jus safrané – plus chère épice du monde – était bien relevé. Le millefeuille était quelque peu décevant par manque de saveur.

Les desserts – ultime gourmandise – se font attendre eux aussi. Mais on est toujours prêt à patienter pour finir en beauté. Nous avions commandés les trois desserts du menu : textures et chocolat Valrhona, manjari et ivoire, sorbet passion – rêve de mangue, quelques touches de coco et Figue pochée et espuma vanille sorbet pomme, tuile et biscuit cacao. Le premier était savoureux. Le sorbet bien réussi car assez crémeux. Le second était frais et agréable en bouche. Le dernier enfin fut surprenant au premier abord. L’espuma vanille avait un goût de fromage… Nous avons donc tous gouté cet espuma et avons de suite réalisé que le chef s’était trompé de siphon, un petit relâchement ? De la paresse ? Sans doute pas ! Il avait utilisé celui contenant la crème de vieux parmesan ! Le résultat était très, très, surprenant. Nous avons donc renvoyé le dessert. Point de colère mais beaucoup de compréhension. Après tout cela peut arriver même si c’est la première fois que nous voyons une telle erreur. La maitresse de maison s’étant confondue en excuses nous ne lui en tiendrons pas rigueur.

Après discussion nous sommes donc tous tombés d’accord sur les qualités indéniables du 7ème péché, tant au niveau du service que de la cuisine. Nous émettons cependant une petite réserve car si les idées sont bonnes, le goût de certains accompagnements est parfois en berne. Il ne faut cependant pas généraliser car dans l’ensemble nous avons beaucoup apprécié le repas et les saveurs proposés. Nous ne pouvons que conseiller cette adresse qui est un vrai restaurant gastronomique qui entend proposer des mets raffinés à des prix relativement intéressants.

Informations pratiques :

Adresse : 35 cours de Verdun
Téléphone : 05.56.06.42.16
Site web :  http://7peche.fr/ (attention le site n’est pas à jour)
Prix (à titre indicatif) : de 40€ à 80€ à la carte (hors boisson) et menu à 39€, 49€ et 75€ (pour le repas ci-dessus décrit, comptez avec les suppléments et le vin environ 70€ par personne)
Horaires : du Jeudi au Lundi de 19h30 à 21h30 – le dimanche midi – et le midi sur réservation pour plus de 7 personnes

 



Bernardaud – art de la table – Bordeaux

La cuisine est une histoire de saveurs mais c’est aussi une affaire de présentation. L’art de la table joue un rôle prépondérant dans l’appréhension des mets proposés par les restaurants. En élevant au rang de patrimoine culturel immatériel de l’Humanité le « repas gastronomique francais » l’Unesco ne s’est d’ailleurs pas trompée en prenant en compte « la décoration de la table » comme une composante essentielle de cette pratique sociale.

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La maison Bernardaud fait donc en quelque sorte partie de ce patrimoine. Cette entreprise familiale qui manufacture de la porcelaine depuis 1863 est aujourd’hui une magnifique maison proposant des créations qui reflètent le savoir faire français en matière d’artisanat d’art. De plus le groupe s’est agrandi en rachetant l’ancienne manufacture royale en 1986 ce qui accentue encore son caractère patrimonial.

Si vous n’adhérez toujours pas à cette idée, sachez également que le chef de l’atelier de modelage de Bernardaud, Mr Stéphane Bonneau, vient de recevoir le titre de maitre d’art par le ministère de la Culture. Ce titre  récompense les artisans d’exception qui ont un savoir faire unique. C’est aussi grâce à cet homme que Bernardaud est aujourd’hui une marque hors norme capable de produire des pièces ciselées d’une rare précision.

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Alors si jamais vous êtes curieux ou amateur, une boutique est ouverte de 10 à 19h cours de l’intendance à Bordeaux (vous trouverez de la vaisselle, des bijoux et de superbes photophores). Vous pouvez aussi manger dans cette magnifique porcelaine au Gabriel, au Chapon fin et au Pressoir d’argent à Bordeaux, à l’hostellerie de plaisance à Bouliac ou encore au Wharfzazate au Cap Ferret.

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Informations pratiques :

site web : http://www.bernardaud.fr

Boutique à Bordeaux :

Adresse : 5 cours de l’intendance, 33000 Bordeaux

Directeur du magasin : Chrystelle Rigal

Telephone : 05 56 52 02 80

email : magbordeaux@bernardaud.fr

 



Fauchon – boutique gourmande (épicerie) – Bordeaux

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Fauchon ! Voilà un nom évocateur, tant en France qu’à l’étranger, qui n’a certainement pas laissé les bordelais indifférents. Depuis maintenant plusieurs mois les passants pouvaient voir sur la place de la comédie le sigle fauchon accompagné de la mention « ouverture prochaine ». Et bien c’est fait, Fauchon a ouvert sa deuxième boutique en France (ou troisième si l’on compte Monaco comme ville française…). La marque a eu le bon goût de choisir notre ville et on ne peut que s’en féliciter. D’abord parce que c’est prestigieux et qu’au niveau touristique ce sont des petits plus qui comptent. Ensuite parce que la marque propose des produits de qualité.

Cependant dans quelle mesure est-ce un plus ?

A mon avis, c’est un plus en matière de pâtisserie, de boulangerie et de « sandwich et salade ». Il n’y a en effet jamais assez de bons produits dans ce domaine. Par contre en matière d’épicerie fine je me demande si c’est une vraie valeur ajoutée pour les consommateurs puisque dans le quartier on peut trouver déjà de nombreuses maisons de qualité.

Alors je suis allé tester tout cela pour vous !

Les pâtisseries sont très bonnes. Le choix est assez large et entre macarons, baba au rhum, mille feuilles, éclairs, etc. on ne sait que choisir et à vrai dire tout est fin (même le baba qui n’est toujours évident à réussir) ! Les pains sont également appétissants. Pour information sachez qu’il y a un petit étage où vous pourrez déguster ces quelques gourmandises avec une boisson si vous le souhaitez.

 

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Coté épicerie fine, il y a incontestablement un choix intéressant – du chutney au thé en passant par le vinaigre au miel, le foie gras, le caviar, etc.

Je n’ai évidement pas tout essayé ! Mais j’ai testé deux produits que j’affectionne : le vinaigre balsamique de Modène 8 ans d’âge (c’est le plus vieux qu’ils aient) et l’huile parfumée à la truffe.  Bilan ? C’est la déception. Le vinaigre a une acidité très marquée, ce qui n’est pas tout à fait normal pour du balsamique, et en plus il est très liquide. Quant à l’huile parfumée à la truffe noire elle n’est en fait parfumée à rien du tout… C’est toujours un peu rageant  de dépenser près de 40€ pour ça…

Je recommande donc, sur cet échantillon de test, de profiter du rayon frais et d’aller voir un peu plus loin  pour les épiceries fines (notamment du coté des grands hommes ou de la rue des Piliers de tutelles).

Informations pratiques :

adresse : 2 place de la comédie, 33000 bordeaux

téléphone : 05 56 00 03 04

site web : http://www.fauchon.com

horaires : Toute la semaine, de 8h30 à 20h



Café Opéra – Brasserie chic – Bordeaux

 

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Le grand théâtre est un lieu de Bordeaux que j’affectionne tout particulièrement. Pour son architecture évidement et surtout pour la musique que l’on peut y entendre ! Une brasserie dans ce lieu est donc une promesse de bon goût, de style et de raffinement. C’est en tout cas ce qu’on est en droit d’attendre dans un tel bâtiment.

Hélas…

Si le cadre est harmonieux – la moquette et les serviettes customisées Jegher s’accordent, à mon avis, très bien avec les moulures, dorures et lustres Louis XV.

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La cuisine n’est pas au diapason.

Nous avons déjeuné dans ce bistrot qui bénéficie d’un emplacement prestigieux – à l’angle du « triangle d’or » – et nous choisissons de prendre une petite entrée, puis en plat. Nous attendons pour choisir un dessert ne sachant pas si nous aurons encore faim.

Le serveur, aimable, nous propose du vin. Au verre le choix est assez restreint puisque seul les vins « Jegher » sont proposés. Me méfiant généralement de ce genre de pratique, je demande à le gouter avant de me décider, ce qui est gentiment accepté. Grand bien m’en a pris car le Jegher médoc (ouvert la veille) est une belle piquette (à 5€…). Nous sommes donc restés, de concert, à l’eau !

L’entrée – ravioles de gésiers persillés, crémeux de girolles – était bonne. La pâte était bien cuite, c’est-à-dire fondante et légèrement collante. Par contre la farce n’avait aucun intérêt si ce n’est la consistance. Si des escargots avaient garni la raviole c’eût été le même résultat, le goût des gésiers étant complètement masqué pour une raison que j’ignore. Le crémeux de girolles était bien onctueux et agréable en bouche.

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Le plat – cœur de rumsteck, miroir bordelais, garniture forestière – était prometteur au moins quant à la mélodie de l’intitulé. Mais sur deux morceaux de viandes (par assiette), on a pu constater deux cuissons. L’un était saignant, l’autre à point… Ce qui est légèrement gênant lorsqu’on aime la viande saignante ou à point et pas les deux ! En plus la viande n’était pas d’une qualité exceptionnelle – loin s’en faut – du coup nous avons eu l’impression de manger une semelle. Enfin les champignons qui composaient la garniture – avec des patates – était flasques. Ils étaient donc soit mal cuits, soit cuits très en avance et juste réchauffés. Dans tous les cas le plat était un franc raté qui laisse un goût amer et sonne comme un canard : « couac-couac ».

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Très déçus nous avons préféré arrêter le repas et prendre le dessert en face, dans la toute nouvelle boutique fauchon !

Petit conseil pratique : Si vous décidez d’aller manger dans ce restaurant surtout n’acceptez pas une table près de l’entrée car le ballet incessant de clients sans éducation vous laissera froid dans le dos ! Mon amie a dû se lever 1 fois et moi 3 pour fermer la porte derrière ces clients indélicats (pour rester polis) sans que cela ne fasse bouger l’oreille d’un serveur…

Informations pratiques :

 Adresse : Grand théâtre, place de la Comédie, 33000 Bordeaux

Téléphone : 05.56.44.07.00

Horaires : du lundi au samedi de 12h à 15h et du mardi au samedi de 19h à 23h

Prix (à titre indicatif) :  menu déjeuner à 15€50 et 19€50 – menu diner à 26€ et 36€ – à la carte compter environ 40€ (hors boisson)



L’Asie s’est elle définitivement installée dans nos assiettes ?

Prenons par exemple, et presque par hasard, 4 plats proposés dans 4 restaurants gastronomiques reconnus de la région bordelaise pour en faire un menu au service de notre interrogation :

Entrée :

Rougets juste saisis, marmelade d’agrumes, tuile craquante au curry et espuma pomme/wasabi (proposé par le Chapon fin – 32€)

Poisson :

Sole XXL : Désarêtée, huître de Marennes et wakamé. Vinaigrette gingembre iodée, pomme verte croquante. (proposée par le Saint James – 50€)

Viande :

Filet de canette cuit en basse température, Peau croustillante, bok shoï et shiitake, Espuma coco (proposé par le 7ème péché – 32€)

Dessert :

Kub’or exotique, pulpe de pithaya pourpre glacée (proposé par le C’Yusha – 8€)

***

On notera la présence dans chacun de ces plats d’une épice ou d’un met provenant d’Asie (wasabi*, wakamé**, bok choy***, shiitake****, pithaya*****).

Cette très forte tendance envahie tous les restaurants gastronomiques (sauf quelques uns tels que P. Bocuse évidement).

La saveur la plus présente est certainement le Yuzu, dont le jus et l’agrume ont séduit grand nombre de chefs mais l’influence est large avec l’introduction de nombreux agrumes exotiques, de poissons crus, de sauce soja, d’algues, …, autant de saveurs qui traditionnellement se retrouvent dans la cuisine de l’est de l’Asie et non dans celle de l’hexagone.

Il y a des effets de mode dans la gastronomie et actuellement l’Asie tient le haut du pavé. Peut être un complexe des restaurants français devant le nombre d’étoiles à Tokyo… Peut être aussi par amour des nouvelles saveurs – les deux ?

La seule chose que l’on peut regretter c’est que la cuisine française traditionnelle est en train de disparaitre complètement. Bien entendu il ne faut pas s’arquebouter contre les nouveautés, les tendances, les essais, les modes, et les réussites. Mais il est dommage que ces réussites balayent presque totalement des plats pourtant excellents. Mais la culture est au ligth, au bright et au Yusu ! Alors au placard les volailles de Bresse, les ris et rognons de veau (Dieu merci on en trouve encore…), les cuisses de grenouilles, les escargots, etc.

Un petit quelque chose me fait penser malgré tout que cette mode est assez bordelaise.  Après un rapide parcours de cartes de grands établissements parisiens, il m’apparait que l’utilisation des saveurs d’extrême orient est bien plus faible. Peut être que finalement cette tendance ne trouve pas son origine dans un hypothétique complexe des restaurants français face aux étoiles du Japon, mais plutôt de la volonté des chefs de la région de se démarquer de la capitale. Ce n’est évidement que pure supposition ! Mais comment expliquer tant d’empathie pour ces saveurs dans notre région réputée pour son terroir. Peut être justement pour cela, pour s’évader un peu de cette terre qui nous offre un vin exceptionnel et de cette pierre qui nous offre un si beau cadre. L’évasion est proche lorsqu’arrive le Yuzu alors que nous resterions là, lourdement, avec nos volailles, et nos abats.

Gageons donc que lorsque nos palais seront lassés de ces gouts, ou les chefs de nous les proposer, d’autres saveurs viendront agrémenter nos plats. Mais pas trop vite tout de même ! Il faut souligner que cette influence asiatique a du bon : L’introduction de nouveaux modes de cuisson, (paniers bambou, wok, « laquage », etc.), de nouvelles épices et de nouveaux mélanges qui ouvrent des horizons nouveaux. On peut d’ailleurs constater facilement l’engouement français pour cette acculturation avec le nombre de bars à sushi croissant ou de blogs culinaires sur la gastronomie asiatique et plus largement l’addiction au manga et la présence de Takashi Murakami à Versailles !

Alors effet de mode ou tendance de fond ?

La culture japonaise et plus généralement asiatique s’est invitée il y a maintenant bien longtemps en France. Reçue assez tièdement par l’ensemble de la population dans les années 90, depuis les années 2000 elle semble avoir été acceptée. L’inverse est vrai aussi, la culture française est très bien accueillie en Asie, et les chefs français ouvrent de nombreux restaurants là bas. Le nombre de touristes japonais et chinois en France est éloquent. Cela fait donc plus de 20 ans que se dessine cette coopération culinaire. Cette mode n’a donc pas poussé comme une « crocs » en été ! On peut penser qu’il s’agit donc plus d’une tendance de fond que d’un effet de mode, avec pour limite géographique, il me semble, le bassin aquitain.

* – Le terme wasabi désigne à la fois la plante et le condiment préparé avec ses racines. De la même famille que le raifort ou la moutarde, la « rose trémière des montagnes » (signification en français de wasabi), la plante est très appréciée au japon surtout pour le condiment qu’on en fait.

** – Le wakamé est une algue comestible assez prisée au japon et en Corée (moins en Chine). L’algue a été introduite en Bretagne assez récemment. On peut s’en servir pour faire d’excellentes salades ou de très bonnes soupes..

*** – Le bok choy est une variété du chou chinois.

**** – Le shiitake est le champignon le plus cultivé d’Asie.

***** – Le pithaya, appelé aussi fruit du dragon, est le fruit d’une espèce de cactus. C’est à l’origine un fruit d’amérique latine, mais qui a été importée en asie du sud est au XIXème siècle. Depuis lors sa culture s’est développée et le fruit est devenu un produit courant en Asie.



Santosha – restaurant thailandais – Bordeaux

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Créé par les patrons du Moshi Moshi, qui se situe également sur la place Fernand Lafargue, le Santosha propose une cuisine thaïlandaise de 12h à 23h. Le cadre est assez sympa, mais reste relativement rudimentaire.

La cuisine est un peu plus élaborée – heureusement – et l’on peut profiter d’une agréable cuisine de l’Asie du sud est. On trouve des petits plats d’entrée, qu’ils appellent tapas, que l’on peut manger séparément ou en même temps que les plats principaux et sont en proportion tout à fait correct (4.5euros la portion) – vous pourrez par exemple prendre des crevettes au poivre (en fait c’est une baie, même si tout le monde dit poivre) de Chichuan (qui ont été pour moi une petite déception à cause du poivre qui était trop grillé) ou des petites saucisses thaï à la citronnelle (qui sont très bonnes).

Le porc au Curry ou le bœuf sauté au basilic sont de bonnes factures (une mention spéciale pour le Nasi Goren). Par contre pas d’inventivité ou de haute gastronomie. Il s’agit d’une restauration rapide « thaïlandaise ». Pour ceux qui aiment manger très épicé, le restaurant vous donne la possibilité de rajouter une sauce « chili ».

Pour les desserts nous n’en avons pas prix mais le tapioca coco parait original, tout comme la gelée de coco à la châtaigne d’eau.

Je dirais pour conclure que le gros avantage est de pouvoir se restaurer rapidement et pour pas trop cher, notamment le midi avec des formules. En bref c’est une cantine de quartier de bon niveau mais où il est difficile d’avoir un sourire.

Informations pratiques :

Adresse : 2 place Fernand Lafargue, 33000 Bordeaux

Téléphone : 09 50 44 10 19

Horaires : du lundi au dimanche, de 12h à 23h (service continu)

Prix – à titre indicatif :

  • Plat principal 9.80 €

  • Thé 3 - 4.50 € (Thé glacé aussi) - Café 3.50 - 4.50 €

  • Formule déjeuner 13.80 € (Entrée + plat ou plat + dessert et thé ou café)



La paillote – restaurant Vietnamien – Bordeaux

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La paillote fait partie de ces petits restaurants asiatiques qui ne payent pas de mine où l’on n’a pas envie d’entrer au premier abord – souvent à cause de nombreux préjugés. C’est un tort, car ce fut une agréable surprise. La petite salle (une dizaine de table à tout casser) est en fait assez agréable une fois que l’on est dedans. La déco se veut asiatique et l’aquarium égaye un peu cet endroit où une clientèle d’habitués se retrouvent.

Nous avons choisi, après avoir parcouru une carte assez large, de prendre en entrée un assortiment de beignets (nems, samossa, beignet de crevette, raviole frit au porc – 8€) et  des ravioles vapeurs au porc (5 pièces – 5€50). Tout semblait être fait maison. Les beignets avaient une bonne consistance, la patte était croquante, et le goût était au rendez-vous. Les ravioles étaient bien cuites, pas trop gélatineuses tout en restant fondantes. Il faut attendre un peu avant d’être servie, ce qui est sans doute un gage de cuisson sur le moment, ce qui est loin d’être négligeable dans ce type de restaurant !

Nous avions pris pour continuer des « cuisses de grenouille, sauce piquante au basilic (10€), avec comme accompagnement des  vermicelles transparents sautés aux champignons noirs (3€50) » et du « cochon laqué garni » (10€50). Les cuisses de grenouilles étaient excellentes. Vraiment bien cuite,s ce qui n’est pas forcément évident (il m’est arrivé de tomber a plusieurs reprises sur des cuisses de grenouilles pas assez cuites, et je peux vous assurer que c’est désagréable ! ). La sauce était épicée à souhait (il vous sera demandé si vous l’aimez plus ou moins forte). Les pattes de riz accompagnant le porc sont hélas arrivées froides, et nous avons donc demandé à ce qu’elle soit réchauffée. Ce qui a été fait avec le sourire. Le problème est qu’à leur retour, c’est le porc qui avait perdu sa chaleur… Or du porc laqué froid ce n’est pas terrible, terrible.

Pour finir nous avons pris une banane frite au sucre, qui était sans surprise mais bonne.

Le service a été très agréable. La femme qui est en salle est très souriante et prendra tout son temps pour répondre à vos questions. Nous avons d’ailleurs commandé l’entrée avant le plat, ce qui nous a laissé le temps de réfléchir un peu plus. C’est assez rare. Il faut donc le souligner.

Récapitulons ! Bonne cuisine, cadre sympathique (sans plus), et service aimable.

Informations pratiques :

Adresse : 48, Rue Saint Sernin, 33000 Bordeaux

Téléphone : 05 56 81 02 59

Prix : Compter en 15€ et 20€

Horaires : Du lundi au samedi, de 12:00 à 14:00 et de 19:00 à 22:30

 



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